Les règles du jeu
Tout ce que Dynastia calcule, et comment. Dix chapitres pour savoir ce que le jeu fait de tes décisions : le temps, l’argent de chaque mois, l’impôt, les placements, l’immobilier, la famille, la carrière, la transmission. Les chiffres sont ceux de ta partie. Ce que le jeu ne fait pas est dit aussi.
1. Le temps, le score, les générations
Le temps passe tout seul
- Un jour réel vaut une année de ta vie. Un mois passe toutes les deux heures.
- La première année est accélérée : elle se joue en dix minutes, le temps de prendre tes marques.
- La vie continue appli fermée. À ton retour, le jeu rejoue exactement les mois manqués et te raconte ce qui s’est passé.
- Une carte majeure fige le temps jusqu’à ta décision. Une carte mineure se règle seule et laisse une ligne dans ton journal.
- Un sablier te fait avancer d’un an. Tu en reçois un gratuit toutes les vingt-quatre heures, trois en réserve au plus. Les sabliers achetés font gagner du temps, jamais des places au classement.
Le score
- Le patrimoine familial = ce que ta famille possède et a transmis, droits de succession déduits. Il additionne ce que tes héritiers toucheraient si tu disparaissais aujourd’hui (ce que tu possèdes − tes dettes − les droits de succession), ce que tu as déjà donné à tes enfants et petits-enfants, ce que tes frères et sœurs ont reçu de la famille, et ce que ton parent encore en vie te laissera.
- Le score d’une génération est ce qu’elle a construit : le patrimoine familial, moins ce qu’il valait quand elle a pris le relais. Jamais négatif. La première génération part de rien.
- Le score de dynastie additionne les générations. Il mesure ce que ta lignée a ajouté, sans compter deux fois l’héritage.
- Tout est en euros d’aujourd’hui : l’inflation ne fausse pas la comparaison entre deux joueurs d’époques différentes.
- Un gros patrimoine mal préparé, amputé par les droits, vaut moins qu’un patrimoine modeste et bien transmis. C’est la règle du jeu.
Le score fantôme
En tête de l’onglet Patrimoine, le bilan te dit, à tout moment et en euros d’aujourd’hui, ce que toucheraient tes héritiers si tu disparaissais aujourd’hui, et ce qui irait à Bercy. Ce calcul essaie toutes les options ouvertes à ton conjoint survivant et retient la meilleure. Il compte les dettes qu’effacerait ton assurance emprunteur. Sans enfant, il nomme qui hérite quand même.
Les générations
Ton personnage meurt à un âge que tu ne choisis pas : l’espérance de vie est d’environ 83 ans, mais le jeu tire chaque mois selon une table de mortalité par âge. Au décès, chaque enfant a sa fiche, avec la vie qu’il a déjà vécue : métier, salaire, couple, enfants, logement, épargne. Tu choisis lequel tu incarnes. Il repart avec ce qu’il a, les siens, et l’héritage net de droits. Sans enfant, la dynastie s’arrête. Tu n’es pas obligé d’attendre la mort : à la retraite, tu peux passer la main à l’un de tes enfants (chapitre 8).
2. L’argent de chaque mois
Chaque mois, dans cet ordre : la conjoncture bouge, le marché immobilier se renouvelle, tes revenus entrent, tes charges sortent, tes crédits s’amortissent, tes placements bougent, tes virements programmés partent, puis une carte peut tomber. Le budget du mois, dans l’onglet Vie, montre chaque ligne.
Tes revenus
- Ton salaire est net. Pour un indépendant, les cotisations sociales sont déjà retirées (30 %).
- Ta carrière avance chaque année selon ton métier, à plein régime avant 40 ans, deux fois moins vite de 40 à 50 ans, quatre fois moins ensuite. Les salaires ne suivent l’inflation qu’à 80 % : ton pouvoir d’achat s’érode un peu, comme dans la vraie vie.
- Le salaire de ton conjoint entre dans la trésorerie du foyer dès le concubinage. Il n’entre dans ton impôt qu’une fois mariés ou pacsés.
- Les loyers, les distributions de SCPI et les dividendes s’ajoutent. Un bien loué coûte 20 % de son loyer en charges de propriétaire.
- Les prestations familiales arrivent toutes seules : allocation de base jusqu’aux 3 ans d’un enfant, allocations familiales à partir du deuxième, complément familial à partir du troisième, allocation de rentrée en août. Toutes baissent quand tes revenus montent, jusqu’à disparaître.
Tes charges de vie
Elles suivent la taille réelle de ton foyer, avec l’échelle de l’INSEE : 650 € par mois pour toi, 325 € par personne de 14 ans ou plus, 195 € par enfant de moins de 14 ans, le tout indexé sur les prix. S’y ajoute un train de vie de 30 % de ce qui te reste une fois payés tes charges immobilières, tes mensualités et la garde des petits : on dépense plus quand on gagne plus. Un enfant en garde alternée coûte la moitié.
Le logement
Ton loyer, ou rien si tu es propriétaire de ta résidence principale. Une pièce suffit à un célibataire sans enfant. Il en faut deux dès qu’il y a un conjoint ou un enfant, une chambre par adolescent de 12 ans et plus, une chambre pour deux enfants plus jeunes. Un foyer à l’étroit reçoit la carte « On manque de place » et subit des crises de couple deux fois plus fréquentes tant qu’il n’a pas déménagé.
La garde des petits
À chaque naissance, la carte « Qui garde le petit ? » tombe. Crèche ou nounou : 500 € par mois et par enfant, aide de la CAF déduite, jusqu’à ses 3 ans. Ou l’un des deux parents s’arrête : son salaire est remplacé par la PreParE, 450 € par mois exonérés d’impôt, pendant 6 mois pour un premier enfant, 24 mois à partir du deuxième, puis plus rien jusqu’à l’école. Pendant un congé parental, pas de promotion, pas de licenciement, pas de burn-out. Un enfant né pendant le congé rejoint le parent déjà à la maison.
Le découvert
Une trésorerie négative coûte 8 % par an d’agios. Ton découvert autorisé vaut un mois de revenus du foyer. Au-delà, ou après trois mois d’affilée dans le rouge, ta banque te convoque : éponger en vendant des placements, transformer le découvert en crédit à la consommation sur trois ans, ou tenir. Si tu tiens, les agios passent à 16 % jusqu’au retour à zéro, et la banque revient chaque trimestre. Et si tu restes au-delà du découvert autorisé trois mois de plus après son passage, tu es fiché à la Banque de France : cinq ans sans aucun crédit, ni immobilier, ni SCPI à crédit, ni crédit à la consommation. Cinq ans fermes, même si tu reviens à zéro entre-temps : c’est plus dur que la vraie vie, où le fichage s’efface une fois la dette réglée, et c’est voulu.
3. Les cartes
52 cartes, en quatre familles : le cœur, la famille, la carrière, les coups du sort. Certaines sont tirées au sort chaque mois selon ta situation ; d’autres sont certaines et tombent à une date : les 18 ans d’un enfant, une naissance, un mariage, un chômage ou une séparation chez l’un de tes enfants, l’année qui précède tes 70 ans, un découvert trop profond, un acquéreur pour un bien en vente.
- Une carte majeure t’attend : le temps est figé, et le jeu peut te prévenir par une notification.
- Une carte mineure s’applique seule.
- Sur chaque carte majeure, tu peux demander l’avis de Lucie avant de trancher. Ça coûte un crédit.
- Les montants affichés sur la carte sont ceux qui s’appliqueront : ils sont figés quand elle tombe.
- À Noël, le vrai : une fois chaque décembre du calendrier, si tu as des enfants, la carte des cadeaux tombe. Les mêmes règles que pour les anniversaires (chapitre 7) : un cadeau modeste est un présent d’usage, un cadeau trop gros une donation.
4. L’impôt sur le revenu
Chaque janvier, le jeu calcule ton impôt de l’année écoulée et t’ouvre ton avis d’imposition. Tout au long de l’année, un prélèvement à la source te l’avance mois par mois ; janvier régularise.
Le barème
| Tranche de revenu par part | Taux |
|---|---|
| jusqu’à 11 497 € | 0 % |
| de 11 497 à 29 315 € | 11 % |
| de 29 315 à 83 823 € | 30 % |
| de 83 823 à 180 294 € | 41 % |
| au-delà | 45 % |
Le barème suit l’inflation du jeu. Tes salaires sont retenus après l’abattement de 10 % pour frais professionnels. La décote des petits revenus n’est pas dans le jeu.
Le quotient familial, et les cas qui surprennent
| Ta situation | Parts |
|---|---|
| Célibataire, concubin, séparé | 1 part |
| Marié ou pacsé | 2 parts, et une seule déclaration pour le couple |
| Chacun des deux premiers enfants | + 0,5 part |
| Chaque enfant à partir du troisième | + 1 part |
| Enfant en garde alternée | la moitié : + 0,25 part, puis + 0,5 |
- En concubinage, chacun déclare de son côté, comme un célibataire. Tes enfants sont rattachés à toi : 1 part + 0,5 + 0,5 = 2 parts avec deux enfants. Ton concubin déclare ses propres revenus, que le jeu ne calcule pas. Et pas de demi-part de « parent isolé » : elle est réservée à celui qui vit seul avec ses enfants.
- Marié ou pacsé, les deux salaires s’additionnent sur une déclaration à 2 parts, et les enfants de ton conjoint comptent dans ton quotient.
- Un enfant compte jusqu’à 18 ans, et jusqu’à 25 ans si tu finances ses études.
- L’avantage des demi-parts est plafonné à 1 791 € par demi-part, comme dans la vraie vie.
Ce que l’avis d’imposition te montre
Ce que tu as payé et pourquoi : revenu fiscal de référence, taux moyen, tranche marginale. Le détail de tes revenus, le régime foncier retenu, tes réductions. Et une question « et si ? » : ce qu’aurait changé un versement sur ton PER, rejoué par le moteur sans toucher à ta partie.
5. Les placements et leur fiscalité
| Support | Rendement annuel attendu | Volatilité | Ce qu’il distribue | Frais |
|---|---|---|---|---|
| Livret | 3 % (taux révisé en février et août) | aucune | — | aucun |
| Compte à terme | taux du livret + 0,5 à 1,5 point, figé | aucune | — | aucun |
| Dans un contrat d’assurance-vie | ||||
| fonds euros | 2,5 % (révisé chaque janvier) | aucune | — | 0,6 % par an |
| unités de compte | 6 % | 15 % | — | 0,8 % par an |
| PEA | 7 % | 18 % | — | 0,3 % par an |
| Compte-titres | 5 % | 18 % | 2 % de dividendes | 0,3 % par an |
| PER | 6 % | 15 % | — | 0,8 % par an |
| SCPI de bureaux | 0,5 % | 2 % | 4,5 % de loyers | 9 % à l’entrée |
| Groupement forestier (GFI) | 2 % | 3 % | 1 % de coupes | 10 % à l’entrée |
| FCPI (fonds d’innovation) | 4 % | 25 % | — | 5 % à l’entrée et 3,5 % par an |
- Le livret est plafonné à 22 950 €. Le PEA à 150 000 € de versements.
- Le compte à terme dure 12, 24 ou 36 mois, 1 000 € minimum. Une sortie anticipée rend le capital sans les intérêts.
- Le groupement forestier : 5 000 € la part, bloquée deux ans, souscription jusqu’à 80 ans. Son intérêt n’est pas son rendement : dès deux ans de détention, les droits de donation et de succession ne portent que sur un quart de sa valeur, et trois quarts sortent de l’IFI. La réduction d’impôt à la souscription n’est pas dans le jeu.
- Le FCPI : des PME innovantes non cotées, risquées et chères. Son intérêt est fiscal : 18 % de ce que tu verses dans l’année est retranché de ton impôt, versements jusqu’à 12 000 € par an seul, 24 000 € en couple marié ou pacsé. En échange, chaque versement est bloqué huit ans. À la sortie, la plus-value ne paie que les prélèvements sociaux. C’est une réduction d’impôt, à l’inverse du PER qui est une déduction : le PER rapporte d’autant plus que ta tranche est haute, le FCPI rapporte 18 % quelle que soit ta tranche.
- Le plafond des niches fiscales : le FCPI, le locatif aidé et le crédit d’impôt emploi à domicile (chapitre 7) ne peuvent pas faire baisser ton impôt de plus de 10 000 € par an à eux trois. Au-delà, la réduction est perdue, comme celle qui dépasse l’impôt que tu dois ; seul le crédit, lui, est rendu.
- La Bourse existe vraiment : un indice, base 100 au début de ta partie, bouge chaque mois et entraîne tous tes supports en actions dans le même sens. Le bandeau l’affiche à côté de l’inflation, avec sa tendance du mois, et te dit la volatilité de tes placements.
- La répartition des unités de compte d’un contrat d’assurance-vie, d’un PER ou d’un compte-titres se règle entre obligations d’État, obligations d’entreprise et actions. Quatre profils prêts : prudent 60/30/10, équilibré 30/30/40, dynamique 10/10/80, actions 0/0/100. Ou ton propre réglage, par pas de 5 points.
- L’épargne automatique : un virement mensuel vers chaque support, et vers chaque contrat d’assurance-vie. C’est le premier geste que le jeu te montre. Un virement qui ne peut pas passer, compte à découvert ou plafond atteint, est annoncé dans le budget du mois.
Les gains de placement
Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux) ou le barème : chaque année le jeu retient le moins cher des deux et te le dit sur ton avis d’imposition.
L’assurance-vie
- Tes contrats : jusqu’à cinq contrats d’assurance-vie, que tu nommes (« Contrat Léa »). Chacun mélange un fonds euros, garanti, et des unités de compte, qui suivent les marchés, dans la proportion que tu règles. Les 8 ans se comptent contrat par contrat : ouvrir tôt un petit contrat, c’est prendre date. Arbitrer — déplacer de l’argent entre le fonds euros et les unités de compte — ne coûte ni impôt ni frais. Chaque contrat a sa clause bénéficiaire.
- Retrait avant huit ans : gains au prélèvement forfaitaire.
- Retrait après huit ans : abattement de 4 600 € par an sur les gains (9 200 € pour un couple marié ou pacsé), puis 7,5 % d’impôt, plus les prélèvements sociaux.
- Au décès, primes versées avant tes 70 ans : 152 500 € en franchise pour chaque bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà.
- Au décès, primes versées après tes 70 ans : 30 500 € en franchise au total, tous bénéficiaires confondus. Le surplus rejoint ta succession. Les gains de ces primes tardives restent exonérés.
- Le jeu te prévient par une carte dans l’année qui précède tes 70 ans.
- La clause bénéficiaire se choisit contrat par contrat, depuis la fiche du contrat : ton conjoint, tes enfants à parts égales, moitié-moitié, ou tout pour un seul enfant. La franchise de 152 500 € vaut par bénéficiaire, tous contrats confondus : un contrat « tout pour Léa » et un autre « mes enfants » font deux bénéficiaires, pas quatre.
Le PER
- Les versements sont déduits de ton revenu imposable, dans la limite de 10 % de tes revenus professionnels, entre 4 637 € et 37 094 € par an. Ton avis d’imposition te dit ce qu’il te reste à déduire.
- Le PER est bloqué jusqu’à ta retraite. À la sortie en capital, les versements sont réimposés au barème et les gains au prélèvement forfaitaire. Le bilan retranche cet impôt latent de ton patrimoine net : tu vois le brut et le net.
- À la retraite, capital ou rente : tu peux convertir tout ou partie de ton PER en rente viagère. 100 000 € à 65 ans donnent 375 € par mois à vie (4,5 % par an, un peu plus si tu attends, un peu moins si tu pars tôt). La rente s’ajoute à ta pension et s’impose comme elle ; les prélèvements sociaux ne portent que sur une part, fixée par ton âge. Elle n’est jamais revalorisée, elle s’éteint à ton décès sans rien laisser à tes héritiers, et c’est irréversible. Le reste du PER se retire en capital quand tu veux.
- Au décès, le PER suit le régime de l’assurance-vie, selon ton âge.
Le contrat de capitalisation
- Jusqu’à cinq contrats, ouverts depuis Déposer. Mêmes poches et même fiscalité des rachats que l’assurance-vie, mais il entre dans ta succession : pas de clause, pas de 152 500 €.
- Il se transmet ou se donne avec sa date. Il se donne en entier, depuis Donner, sur l’abattement de l’enfant ; donné ou hérité, sa plus-value est effacée : ton enfant repart de la valeur retenue pour les droits, celle du jour de la donation ou du décès.
6. L’immobilier et la banque
Le marché
Quatre annonces en permanence, renouvelées : studio, deux-pièces, trois-pièces, maison, en ancien ou en neuf. Chaque annonce donne le prix, le loyer, les frais de notaire, des indices sur le bien, et te dit avant l’achat si tu pourras y habiter. La qualité du bien est cachée : elle pilote la vacance locative et le prix de revente. Les indices, et l’avis de Lucie, aident à la deviner. Le neuf se paie 10 % plus cher.
Les cinq régimes du locatif
| Régime | Ce que tu découvres |
|---|---|
| Location nue | Loyers imposés au barème, micro-foncier ou réel, déficit foncier imputable. Le seul régime qui permet d’y habiter |
| Dispositif locatif aidé | Neuf, loyer plafonné, neuf ans d’engagement, réduction d’impôt de 2 % du prix par an (prix retenu jusqu’à 300 000 €) |
| Meublé | Loyers plus élevés, amortissement du bien sur trente ans, plus de rotation des locataires |
| Nue-propriété | 60 % du prix, aucun loyer pendant quinze ans, pleine propriété ensuite, hors IFI |
| Monument historique | De 600 000 à 1 200 000 €, charges et travaux déductibles de tout ton revenu, quinze ans de conservation, transmission exonérée |
Les loyers et l’impôt
- Micro-foncier : jusqu’à 15 000 € de loyers, abattement de 30 %. Il faut au moins un bien loué nu en direct ; des parts de SCPI seules n’y donnent pas droit.
- Régime réel : intérêts d’emprunt et charges déduits, déficit imputable sur ton revenu global jusqu’à 10 700 € par an, le reste reporté dix ans.
- Le jeu retient chaque année le régime le moins cher, sans le blocage de trois ans de la vraie vie.
- Meublé : amortissement sur trente ans, hors terrain (15 %), déficit reportable seulement sur tes loyers meublés futurs.
- Plus-value à la revente : 36,2 % sur la plus-value, sans abattement pour durée de détention. Ta résidence principale est exonérée.
- IFI : à partir de 1 300 000 € d’immobilier net de dettes, résidence principale comptée à 70 %, barème de 0,5 % à 1,5 %. La nue-propriété n’y entre pas.
Vendre prend du temps
Tu mets le bien en vente ; l’agence cherche deux à six mois. Quand elle a trouvé, la carte « Le notaire a un acquéreur » annonce le prix proposé, l’écart avec l’estimation, le crédit qui sera soldé, l’impôt sur la plus-value et ce qu’il te restera. Tu signes, tu déclines pour que l’agence cherche mieux, ou tu retires le bien de la vente. Tant que tu n’as pas signé, il reste à toi et continue de rapporter. Vendre un dispositif aidé ou un monument historique avant la fin de l’engagement fait reprendre les avantages fiscaux.
La fenêtre de la banque
| Règle | Valeur |
|---|---|
| Durée maximale | 25 ans |
| Âge en fin de prêt | 70 ans au plus |
| Apport minimal | 10 % du prix, frais de notaire payés en plus |
| Taux d’effort accepté d’office | jusqu’à 35 % de tes revenus |
| Taux d’effort refusé d’office | au-delà de 50 % |
| Entre les deux | accord si ton reste à vivre couvre 1,25 fois le coût de la vie du foyer |
| Loyers retenus | 70 % des loyers, ceux que tu touches déjà comme ceux du bien visé |
- Ta capacité d’emprunt est lisible à tout moment dans le bandeau : taux d’endettement, plafond, marge qui reste en mensualité et en capital sur vingt ans.
- L’assurance emprunteur dépend de ton âge à la signature : 0,10 % du capital par an jusqu’à 34 ans, 0,20 % de 35 à 44 ans, 0,35 % de 45 à 54 ans, 0,60 % de 55 à 64 ans, 1 % au-delà. Elle couvre 100 % du prêt, ou 50 % chacun en couple. Au décès, elle efface la dette.
- Renégocier se demande depuis la liste des biens : la banque propose le taux du marché sur la durée restante, majoré de 0,2 point, contre 1 % du capital restant dû en frais. Elle refuse si l’écart est inférieur à 0,7 point, s’il reste moins de cinq ans, ou pour un crédit à la consommation. Un taux déjà meilleur que le marché est un crédit à garder, et le jeu te le dit sans parler de refus.
- Les SCPI à crédit obéissent aux mêmes règles.
7. La famille
Le couple
- Une rencontre tombe par carte. Tu t’installes en couple, ou pas.
- Depuis le concubinage, tu peux demander en mariage, ou te pacser. La réponse est oui 7 fois sur 10 ; chaque refus baisse cette chance de 10 points et impose douze mois d’attente. Un oui ouvre le choix du contrat : communauté réduite aux acquêts, ou séparation de biens.
- Ton conjoint a son propre métier et son propre salaire, entre la moitié et 110 % du tien. Il peut arriver avec ses propres enfants, d’autant plus souvent qu’il est âgé.
- Se séparer coûte 0 € en concubinage, 10 % de ton patrimoine net en PACS ou en séparation de biens, 40 % en communauté. Le jeu te l’explique avant de confirmer, puis le temps se fige le temps du partage : tu paies en argent, ou tu cèdes un bien locatif entier et sans crédit à ton ex, soulte comprise dans un sens ou dans l’autre. Un partage n’est pas une vente : aucune plus-value n’est taxée. Les enfants à charge passent en garde alternée.
- Les crises de couple sont deux fois plus fréquentes dans un logement trop petit, et une fois et demie pendant les douze mois qui suivent un refus de mariage ou d’enfant. Les deux se cumulent.
Les enfants
- Proposer d’agrandir la famille : oui 3 fois sur 4, mêmes règles d’attente qu’au mariage. Trois enfants au plus, jusqu’à tes 45 ans. Grossesse de neuf mois, jumeaux possibles, adoption pour les couples qui ne peuvent pas concevoir. Deux naissances sont séparées d’au moins un an.
- À la naissance : la garde (chapitre 2).
- À 18 ans : financer les études, 15 000 € sur cinq ans, ou le laisser voler de ses propres ailes. Un enfant dont tu finances les études trouve en moyenne un métier mieux payé. Il reste à ta charge, et dans ton quotient, jusqu’à 25 ans.
- À 10 ans et à 18 ans : son anniversaire, et ton cadeau. Un cadeau modeste au regard de tes revenus et de ton patrimoine est un présent d’usage : ni droits, ni rappel à ta succession. Trop gros, c’est une donation : elle entame l’abattement de 100 000 €, paie des droits au-delà, et revient dans le calcul pendant quinze ans. La loi ne fixe aucun seuil, le juge apprécie ; le jeu retient le plus haut de 2 % de ton patrimoine net et 5 % de tes revenus de l’année. La carte ne te donne que les prix : le verdict tombe au journal, après ton choix, à moins de demander à Lucie avant. L’argent offert finit sur le livret de l’enfant ; une voiture ou une console se consomment.
- Entre 22 et 30 ans : il s’installe. Une donation de 20 000 €, un coup de pouce de 5 000 € (présent d’usage ou donation, selon tes revenus et ton patrimoine, comme les cadeaux d’anniversaire), ou rien.
La vie de tes enfants
Dès 18 ans, chacun de tes enfants fait sa vie, mois après mois, sans que tu aies à t’en occuper : il trouve un métier, rencontre quelqu’un, se marie ou se pacse, a des enfants, achète son logement à crédit à partir de 28 ans, et connaît parfois un coup dur : chômage, séparation. Le journal te le raconte. Dans l’onglet Vie, touche la ligne d’un enfant pour lire sa fiche : ce qu’il gagne, avec qui il vit, tes petits-enfants, ce que tu lui as déjà transmis. À ton décès, l’enfant que tu choisis reprend la vie que tu lui as vu vivre.
Deux simplifications : le chômage d’un enfant ne touche pas son épargne, et un héritier au chômage repart en emploi.
Les grands moments de cette vie arrivent aussi par carte : un mariage, une naissance, un enfant qui perd son emploi, une séparation. Le temps se fige, et tu choisis un cadeau, une donation, un coup de pouce ou rien du tout.
Tes petits-enfants
Tu peux donner à un petit-enfant, depuis Patrimoine → Donner, de l’argent, un placement, un bien ou la nue-propriété d’un bien. Chacun a son propre abattement de 31 865 €, qui se reconstitue tous les 15 ans (le rappel fiscal) ; au-delà, les droits suivent le barème en ligne directe. Le don familial de 31 865 € s’ajoute pour un petit-enfant majeur (18 ans), si tu as moins de 80 ans. Pas de donation-partage entre enfants et petits-enfants. Ce que tu donnes à un petit-enfant sort de ta succession. Simplification : quand l’héritier que tu incarnes reprend la partie, les biens donnés à ses propres enfants deviennent de l’argent dans leur cagnotte.
Aider un enfant
Un enfant majeur au chômage peut recevoir de toi une pension mensuelle, proposée par la carte. Elle est déductible de ton revenu, dans la limite de 6 794 € par an et par enfant, sans jamais être remboursée si ton impôt est déjà nul. Elle s’arrête dès qu’il retrouve un emploi. À la différence d’un don, ce n’est pas une donation : rien n’entame son abattement, et l’argent ne finit pas dans sa cagnotte, il paie son quotidien.
La famille recomposée
Les enfants de ton conjoint vivent chez toi : ils comptent dans tes charges, dans tes prestations, et dans ton quotient si tu es marié ou pacsé. Mais ils ne sont ni tes héritiers ni tes donataires. Un enfant d’une autre union ferme aussi deux options de transmission : l’attribution intégrale de la communauté, et l’usufruit de la totalité pour ton conjoint survivant.
Un parent qui perd son autonomie
Une carte, à partir de tes 45 ans. L’aider chaque mois (déductible de ton impôt), l’accueillir chez toi (tout coûte un peu plus), ou laisser ses économies payer la maison de retraite, ce qui réduit ce dont tu hériteras.
Tes parents en arrière-plan
Le parent qui t’a passé la main continue de vivre, et le jeu joue pour lui. Tu n’en décides rien.
- Un retraité prudent : il garde 2 mois de charges en trésorerie et place le reste sur son livret, puis sur son assurance-vie. Il n’achète rien, n’emprunte pas, et ne se remet pas en couple.
- En bourse, il garde le cap : il ne vend ni au krach ni au record. Chaque janvier, la répartition de ses placements fait un pas vers le profil prudent, qu’elle atteint en 5 ans.
- Il donne tous les 15 ans, quand l’abattement de chacun de ses enfants est de nouveau libre : la même somme à chacun, jusqu’à 100 000 €, sans droits. Il garde d’abord 10 ans de charges devant lui, et ne donne rien en dessous de 5 000 €. Ta part arrive par une carte ; celle de tes frères et sœurs va sur leur cagnotte.
- S’il perd son autonomie, une carte te le dit. L’aide que tu lui verses alors chaque mois est déductible chez toi et imposable chez lui, comme une pension alimentaire.
- Son foyer compte dans le patrimoine familial : ce qu’il possède, droits de succession déduits, et ce qu’il a déjà transmis. Tes frères et sœurs vivent chez lui tant qu’il vit ; l’arbre les y lit.
- La part de son conjoint est comptée tout de suite comme elle le sera après lui : nette des droits que tu paieras quand ce conjoint mourra à son tour, et pas du tout si c’est ton beau-parent. Ton patrimoine familial ne chute donc pas à la mort de ton parent pour cette raison ; c’est le jour où tu prends le relais que cette part est décomptée, et ton score part de là.
- Un seul parent survivant est suivi à la fois. Si un second apparaît, il est réputé s’éteindre le même jour, et sa part te revient nette de droits (rien s’il s’agit d’un beau-parent).
La fin de vie
À partir de 75 ans, et jamais avant, tu peux perdre ton autonomie. Le risque, chaque année : 1 % de 75 à 79 ans, 3 % de 80 à 84 ans, 7 % de 85 à 89 ans, 12 % à partir de 90 ans. Une fois dépendant, le risque de mourir chaque mois est d’au moins 2,5 %. Une carte majeure te fait choisir, une fois pour toutes :
- Rester chez toi, avec une aide à domicile : 2 200 € par mois.
- Demander une place en EHPAD : 2 800 € par mois, après une attente de 2 à 6 mois payée au tarif domicile. Quand la place se libère, une seconde carte te fait entrer ; propriétaire sans conjoint au foyer, tu choisis de garder, de louer ou de mettre en vente ta résidence.
- L’APA, une estimation simplifiée : 1 000 € par mois quand ta pension et tes rentes font moins de 1 000 € par mois, rien au-delà de 3 500 €, dégressive entre les deux. Ce qu’elle ne couvre pas, le reste à charge, sort chaque mois de ta trésorerie : la ligne « Dépendance » du budget.
- L’assurance dépendance, dans Patrimoine → Anticiper : une rente de 500, 1 000 ou 1 500 € par mois en euros du début de partie, fixée en euros du jour de ta souscription puis figée, versée dès que tu deviens dépendant et jusqu’à ton décès ; elle vient en déduction du coût, et ce qui dépasse rejoint ta trésorerie. La cotisation pour 1 000 € de rente dépend de ton âge à la souscription, puis ne bouge plus : 25 € avant 50 ans, 40 € de 50 à 59 ans, 70 € de 60 à 69 ans, 120 € de 70 à 74 ans ; plus de souscription à partir de 75 ans. Aucune valeur de rachat : résilier fait perdre tes cotisations, et rien ne revient à tes héritiers.
- L’impôt, sur le reste à charge : un crédit d’impôt emploi à domicile de 50 % des dépenses, retenues jusqu’à 20 000 € par an, rendu si ton impôt ne l’absorbe pas, mais compté dans le plafond des niches de 10 000 € ; une réduction d’impôt pour frais d’EHPAD de 25 % des dépenses, retenues jusqu’à 10 000 € par an, hors plafond des niches, jamais au-delà de l’impôt dû.
- Coûts, APA et plafonds suivent les prix du jeu ; la rente et la cotisation aussi, jusqu’au jour de ta souscription seulement.
- Pas de déclaration l’année de ton décès : le jeu ne joue pas la déclaration posthume, et les dépenses de cette dernière année ne donnent ni crédit ni réduction.
8. La carrière
- Promotion : + 8 % de salaire si tu acceptes, mais chaque promotion rend le burn-out une fois et demie plus probable et plus coûteux.
- Licenciement : reprendre vite, en trois à cinq mois, à un salaire réduit de 5 % ; ou viser mieux, en six à neuf mois, pour un salaire relevé de 10 % dans 60 % des cas. Le chômage te verse 57 % de ton salaire net, plafonné, et ton indemnité vaut un quart de mois par année d’ancienneté. Après 50 ans, le chômage dure une fois et demie plus longtemps.
- Reconversion : un an de formation, réussie 7 fois sur 10.
- Mutation : accepter en vendant ou en louant ta résidence, ou refuser.
- Retraite : chaque année de 62 à 69 ans, la carte te propose de partir. L’âge pivot est 64 ans ; chaque année d’écart vaut 5 % de décote ou de surcote. Ta pension vaut 75 % de ton dernier salaire dans la fonction publique, 65 % pour un salarié, 45 % pour un indépendant, 40 % pour une profession libérale, plafonnée à 5 000 € par mois. Travailler plus longtemps augmente la pension, et le risque de ne pas en profiter. À 70 ans, le départ est automatique.
Passer la main
- Quand : une fois à la retraite, dès que l’un de tes enfants a 25 ans, une carte te propose de lui passer la main. Tu peux refuser : la question revient 5 ans plus tard, tant que tu vis.
- Qui : tu choisis parmi tes enfants de 25 ans et plus, chacun avec sa fiche. Personne ne meurt : aucune succession, aucun droit à payer.
- Ce que l’enfant emporte : il arrive avec sa vie déjà vécue — son métier, son couple, ses enfants, son épargne, son logement — et avec ce que tu lui avais déjà donné en pleine propriété. Un bien dont tu avais gardé l’usufruit reste chez toi, loyers compris : il lui reviendra entier à ta mort, sans droits.
- Ton score : le jour où tu passes la main, ton score de la génération est figé. Il compte dans les classements comme celui d’une vie achevée, et ta génération suivante repart de zéro.
- Ensuite : tu deviens son parent en arrière-plan (chapitre 7). Pas plus de 2 générations ne vivent en arrière-plan à la fois : au-delà, la carte attend.
9. La transmission
Donner de ton vivant
- Chaque enfant reçoit de toi 100 000 € en franchise de droits, puis un barème de 5 % à 45 %. L’abattement se reconstitue tous les quinze ans : c’est le rappel fiscal. Une donation de moins de quinze ans le consomme encore.
- Le don familial de sommes d’argent : 31 865 € de plus, exonérés, si tu as moins de 80 ans, à un enfant majeur, une fois tous les quinze ans.
- Tu peux donner de l’argent, un placement, un bien en pleine propriété ou en nue-propriété. La nue-propriété se valorise au barème légal de l’usufruit selon ton âge, de 90 % à 10 % : plus tu es jeune, moins l’enfant est taxé, et tu gardes les loyers.
- La donation-partage sert tous tes enfants en un acte : le bien va à l’un d’eux, les autres reçoivent leur lot en argent, la soulte. Tu choisis qui la paie, l’enfant qui reçoit le bien ou toi. Les valeurs sont figées au jour de l’acte : la plus-value prise ensuite reste à qui a reçu le bien, là où une donation simple est réévaluée à ton décès. Elle peut porter sur la pleine propriété ou sur la seule nue-propriété : tu gardes alors l’usufruit (les loyers, ou le logement), les lots et les droits sont calculés sur la nue-propriété selon ton âge, et l’usufruit s’éteint sans droits à ton décès.
- Des parts de SCPI en nue-propriété : tu choisis un montant de parts et tu en donnes la nue-propriété, à un enfant, à plusieurs, ou en donation-partage. Elles sont valorisées au même barème de l’usufruit, tu continues de toucher leurs loyers, et à ton décès les enfants récupèrent les parts entières sans droits. Ces parts ne se retirent plus. En pleine propriété, elles se donnent comme un placement.
- Des parts de groupement forestier détenues depuis deux ans se donnent, et les droits ne portent que sur un quart de leur valeur : 100 000 € de parts n’entament l’abattement que de 25 000 €.
- Au classement « En vie », donner ne te fait pas chuter : il mesure le patrimoine familial, donations comprises.
Les actes
- Testament (150 €) : désigne le bénéficiaire de ta quotité disponible, celle qui n’est pas réservée à tes enfants. La moitié avec un enfant, un tiers avec deux, un quart à partir de trois. Conjoint, partenaire, concubin, enfant, frère ou sœur, ou une association.
- Donation au dernier vivant (300 €), entre époux seulement : elle élargit les options de ton conjoint survivant.
- Attribution intégrale de la communauté (500 €), entre époux communs en biens, sans enfant d’une autre union : toute la communauté au survivant.
Au décès
| Qui hérite | Franchise | Puis |
|---|---|---|
| Un enfant | 100 000 € | de 5 % à 45 % |
| Ton conjoint marié ou ton partenaire pacsé | tout | rien |
| Un frère ou une sœur | 15 932 € | 35 % puis 45 % |
| Un parent | 100 000 € | barème en ligne directe |
| Ton concubin, un tiers | 1 594 € | 60 % |
- Ton conjoint marié choisit : un quart en pleine propriété, ou la totalité en usufruit. Avec une donation au dernier vivant : un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit, ou la quotité disponible en pleine propriété. Le jeu te montre pour chaque option ce que reçoit chacun et ce que prend l’État.
- Ton concubin n’hérite de rien sans testament, et paie 60 % sur ce que tu lui laisses. L’assurance-vie reste la façon de lui transmettre sans droits.
- L’assurance-vie et le PER passent hors succession, aux conditions du chapitre 5.
- Un monument historique sous convention est exonéré ; des parts de groupement forestier détenues depuis deux ans ne sont taxées que sur un quart de leur valeur.
- L’assistant de succession te guide : le bilan, le choix du conjoint, le partage, la carte « ce que tu avais préparé » avec ce que l’État aurait pris si tu n’avais rien fait, puis le choix de l’héritier que tu incarnes.
La succession d’un parent
- Une carte « Une succession » tombe à la mort du parent qui t’avait passé la main, et le temps s’arrête. L’assistant te montre le bilan, le choix de son conjoint s’il en a un, puis le partage. Tu restes toi-même : rien à choisir d’autre.
- Ce que tu reçois rejoint ce que tu as : ta part des biens, l’argent net de droits, et le bien dont il avait gardé l’usufruit, qui devient entier sans droits. Les droits se paient sur l’argent reçu, puis sur ta trésorerie, puis sur tes placements ; jamais sur ton immobilier.
- Le PEA d’un défunt est clôturé : ses titres arrivent chez l’héritier sur un compte-titres, après 17,2 % de prélèvements sociaux sur le gain. La loi ne permet qu’un seul PEA par personne : le tien reste le tien.
- Si le parent du défunt vit encore, il s’éteint le même jour. Sa part revient directement aux petits-enfants, taxée une seule fois : c’est une simplification du jeu.
- Si tu meurs avant ton parent, tes enfants te représentent à sa succession : ils se partagent ta part, et l’abattement de 100 000 € est partagé entre eux. Si l’un d’eux meurt à son tour avant ton parent, ses propres enfants prennent sa place, à parts égales avec les autres.
- Pendant qu’un héritier mineur grandit, le foyer de son grand-parent reste gelé : il vieillit, sans gagner ni dépenser.
- Si tu n’as ni enfant ni conjoint et que tes parents vivent, ce sont eux qui héritent de toi. Et si tu meurs sans enfant, la dynastie s’achève même si ton parent vit.
Le beau-parent
Le conjoint de ton parent qui n’est pas ton autre parent est ton beau-parent. À la succession, il peut garder l’usufruit de biens qui te reviennent : tu en retrouves la pleine propriété à sa mort, sans droits. Mais tu n’hérites pas de sa part propre : elle va à ses propres héritiers, et ne compte donc pas dans ton patrimoine familial.
Tes frères et sœurs
- Quand tu prends le relais, tes frères et sœurs restent dans le jeu et gardent ce qu’ils ont reçu de la famille : les donations du parent disparu, et leur part d’héritage nette de droits.
- Cet argent est revalorisé chaque mois au taux du livret, comme la cagnotte de tes enfants, et il compte dans le patrimoine familial. Leur épargne propre et leur logement, eux, ne comptent pas.
- Leur vie continue : métier, couple, enfants, logement, parfois un coup dur. Tu n’en décides rien : aucune carte ne tombe pour eux, et tu ne peux pas leur donner.
- Ton parent encore en vie compte aussi : ce qu’il possède encore (revalorisé chaque mois au taux du livret, lui aussi), moins les droits que tu paieras à son décès, et l’usufruit qu’il garde sur tes biens, qui te reviendra sans droits.
- Tes oncles et tantes, les frères et sœurs de ton parent, restent dans la famille eux aussi : ils comptent dans le patrimoine familial, mais ils n’héritent pas de toi et tu ne peux pas les désigner dans ton testament. Les branches plus anciennes sont réunies en une seule ligne de l’arbre, « Branches anciennes » : un montant, sans portrait.
Le patrimoine familial
- C’est le chiffre de ta dynastie. Tu le lis dans le Bilan, sous ton patrimoine net, et en tête de l’arbre.
- L’arbre de ta dynastie s’ouvre depuis l’onglet Vie : touche « Voir l’arbre », sur le titre « Famille ». Il range ta famille par générations : les anciens, ta génération, tes enfants, tes petits-enfants. Chacun y a son portrait, son âge, sa situation et ce que la famille lui a transmis.
- Pour quelqu’un que tu n’incarnes pas, seul compte ce que la famille lui a transmis : trois enfants bien lancés dans la vie n’ajoutent rien s’ils n’ont rien reçu.
10. Lucie, les crédits, les classements
Lucie
Le jeu t’affiche les chiffres : prix, rendements, soldes, impôts. Il ne donne jamais l’analyse. Elle se demande à Lucie, la conseillère du jeu, qui lit ta partie et t’explique le piège, l’arbitrage, ce que ça coûtera à tes enfants. Elle tutoie, répond en français, ne cite jamais un produit ni une marque réelle, et chaque réponse rappelle que Dynastia est un jeu pédagogique.
| Consultation | Crédits |
|---|---|
| Avis sur une annonce ou un bien | 1 |
| Bilan patrimonial | 2 |
| Ma succession | 2 |
| Que dois-je améliorer ? | 1 |
| Mes risques actuels | 1 |
| Question libre, jusqu’à trois échanges | 1 |
| Avis sur une carte | 1 |
| Commentaire d’une question « et si ? » | 1 |
Les crédits
Trois offerts au départ, un à chaque génération, un pour chaque première fois bien jouée : première épargne programmée, premier versement sur un PER, clause bénéficiaire choisie, donation avant 70 ans, testament, premier achat immobilier, renforcement pendant un krach. Les autres s’achètent par packs. Aucun achat ne fait monter au classement.
Les classements
- En vie : le patrimoine familial du moment — ce que ta famille possède et a transmis, droits déduits et donations comprises. Mis à jour à chaque déclaration de janvier. Une partie sans nouvelle depuis trente jours en sort.
- Génération : ce que le patrimoine familial a gagné pendant la meilleure de tes vies.
- Dynastie : la somme des scores de toutes tes générations achevées, soit le patrimoine familial que ta lignée a bâti.
- Passer la main achève une génération comme un décès : son score entre dans « Génération » et « Dynastie », et sa fiche dit à quel âge elle « a passé la main », au lieu de l’âge du décès. Ta ligne « En vie » revient à la déclaration de janvier suivante, avec ton nouveau personnage.
- Entre amis : échange ton code ami, et jusqu’à cinquante joueurs se retrouvent dans un classement à eux.
- Tu n’envoies pas un score : tu envoies ta partie, et le serveur la recalcule. Les parties fabriquées sont écartées.
Ce que le jeu n’est pas
Ce n’est pas un conseil en investissement. Les produits sont génériques, aucune donnée réelle ne t’est demandée, et les simplifications du moteur sont assumées : pas de décote des petits revenus, pas d’abattement pour durée de détention sur les plus-values, pas de plafonnement de l’IFI, pas d’aide au logement. Ce que le jeu calcule, il le calcule avec le vrai barème. Ce qu’il ne calcule pas, il te le dit ici.
Règles de la version 0.8.0 (build 78), mises à jour le 13 octobre 2026. Elles changent avec le jeu : quand une règle bouge, cette page bouge avec elle. Pour les premiers gestes dans l’appli, c’est ici.