Dynastia

Les règles du jeu

Tout ce que Dynastia calcule, et comment. Dix chapitres pour savoir ce que le jeu fait de tes décisions : le temps, l’argent de chaque mois, l’impôt, les placements, l’immobilier, la famille, la carrière, la transmission. Les chiffres sont ceux de ta partie. Ce que le jeu ne fait pas est dit aussi.

1. Le temps, le score, les générations

Le temps passe tout seul

Le score

Le score fantôme

En tête de l’onglet Patrimoine, le bilan te dit, à tout moment et en euros d’aujourd’hui, ce que toucheraient tes héritiers si tu disparaissais aujourd’hui, et ce qui irait à Bercy. Ce calcul essaie toutes les options ouvertes à ton conjoint survivant et retient la meilleure. Il compte les dettes qu’effacerait ton assurance emprunteur. Sans enfant, il nomme qui hérite quand même.

Les générations

Ton personnage meurt à un âge que tu ne choisis pas : l’espérance de vie est d’environ 83 ans, mais le jeu tire chaque mois selon une table de mortalité par âge. Au décès, chaque enfant a sa fiche, avec la vie qu’il a déjà vécue : métier, salaire, couple, enfants, logement, épargne. Tu choisis lequel tu incarnes. Il repart avec ce qu’il a, les siens, et l’héritage net de droits. Sans enfant, la dynastie s’arrête. Tu n’es pas obligé d’attendre la mort : à la retraite, tu peux passer la main à l’un de tes enfants (chapitre 8).

2. L’argent de chaque mois

Chaque mois, dans cet ordre : la conjoncture bouge, le marché immobilier se renouvelle, tes revenus entrent, tes charges sortent, tes crédits s’amortissent, tes placements bougent, tes virements programmés partent, puis une carte peut tomber. Le budget du mois, dans l’onglet Vie, montre chaque ligne.

Tes revenus

Tes charges de vie

Elles suivent la taille réelle de ton foyer, avec l’échelle de l’INSEE : 650 € par mois pour toi, 325 € par personne de 14 ans ou plus, 195 € par enfant de moins de 14 ans, le tout indexé sur les prix. S’y ajoute un train de vie de 30 % de ce qui te reste une fois payés tes charges immobilières, tes mensualités et la garde des petits : on dépense plus quand on gagne plus. Un enfant en garde alternée coûte la moitié.

Le logement

Ton loyer, ou rien si tu es propriétaire de ta résidence principale. Une pièce suffit à un célibataire sans enfant. Il en faut deux dès qu’il y a un conjoint ou un enfant, une chambre par adolescent de 12 ans et plus, une chambre pour deux enfants plus jeunes. Un foyer à l’étroit reçoit la carte « On manque de place » et subit des crises de couple deux fois plus fréquentes tant qu’il n’a pas déménagé.

La garde des petits

À chaque naissance, la carte « Qui garde le petit ? » tombe. Crèche ou nounou : 500 € par mois et par enfant, aide de la CAF déduite, jusqu’à ses 3 ans. Ou l’un des deux parents s’arrête : son salaire est remplacé par la PreParE, 450 € par mois exonérés d’impôt, pendant 6 mois pour un premier enfant, 24 mois à partir du deuxième, puis plus rien jusqu’à l’école. Pendant un congé parental, pas de promotion, pas de licenciement, pas de burn-out. Un enfant né pendant le congé rejoint le parent déjà à la maison.

Le découvert

Une trésorerie négative coûte 8 % par an d’agios. Ton découvert autorisé vaut un mois de revenus du foyer. Au-delà, ou après trois mois d’affilée dans le rouge, ta banque te convoque : éponger en vendant des placements, transformer le découvert en crédit à la consommation sur trois ans, ou tenir. Si tu tiens, les agios passent à 16 % jusqu’au retour à zéro, et la banque revient chaque trimestre. Et si tu restes au-delà du découvert autorisé trois mois de plus après son passage, tu es fiché à la Banque de France : cinq ans sans aucun crédit, ni immobilier, ni SCPI à crédit, ni crédit à la consommation. Cinq ans fermes, même si tu reviens à zéro entre-temps : c’est plus dur que la vraie vie, où le fichage s’efface une fois la dette réglée, et c’est voulu.

3. Les cartes

52 cartes, en quatre familles : le cœur, la famille, la carrière, les coups du sort. Certaines sont tirées au sort chaque mois selon ta situation ; d’autres sont certaines et tombent à une date : les 18 ans d’un enfant, une naissance, un mariage, un chômage ou une séparation chez l’un de tes enfants, l’année qui précède tes 70 ans, un découvert trop profond, un acquéreur pour un bien en vente.

4. L’impôt sur le revenu

Chaque janvier, le jeu calcule ton impôt de l’année écoulée et t’ouvre ton avis d’imposition. Tout au long de l’année, un prélèvement à la source te l’avance mois par mois ; janvier régularise.

Le barème

Tranche de revenu par partTaux
jusqu’à 11 497 €0 %
de 11 497 à 29 315 €11 %
de 29 315 à 83 823 €30 %
de 83 823 à 180 294 €41 %
au-delà45 %

Le barème suit l’inflation du jeu. Tes salaires sont retenus après l’abattement de 10 % pour frais professionnels. La décote des petits revenus n’est pas dans le jeu.

Le quotient familial, et les cas qui surprennent

Ta situationParts
Célibataire, concubin, séparé1 part
Marié ou pacsé2 parts, et une seule déclaration pour le couple
Chacun des deux premiers enfants+ 0,5 part
Chaque enfant à partir du troisième+ 1 part
Enfant en garde alternéela moitié : + 0,25 part, puis + 0,5

Ce que l’avis d’imposition te montre

Ce que tu as payé et pourquoi : revenu fiscal de référence, taux moyen, tranche marginale. Le détail de tes revenus, le régime foncier retenu, tes réductions. Et une question « et si ? » : ce qu’aurait changé un versement sur ton PER, rejoué par le moteur sans toucher à ta partie.

5. Les placements et leur fiscalité

SupportRendement annuel attenduVolatilitéCe qu’il distribueFrais
Livret3 % (taux révisé en février et août)aucune—aucun
Compte à termetaux du livret + 0,5 à 1,5 point, figéaucune—aucun
Dans un contrat d’assurance-vie
fonds euros2,5 % (révisé chaque janvier)aucune—0,6 % par an
unités de compte6 %15 %—0,8 % par an
PEA7 %18 %—0,3 % par an
Compte-titres5 %18 %2 % de dividendes0,3 % par an
PER6 %15 %—0,8 % par an
SCPI de bureaux0,5 %2 %4,5 % de loyers9 % à l’entrée
Groupement forestier (GFI)2 %3 %1 % de coupes10 % à l’entrée
FCPI (fonds d’innovation)4 %25 %—5 % à l’entrée et 3,5 % par an

Les gains de placement

Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux) ou le barème : chaque année le jeu retient le moins cher des deux et te le dit sur ton avis d’imposition.

L’assurance-vie

Le PER

Le contrat de capitalisation

6. L’immobilier et la banque

Le marché

Quatre annonces en permanence, renouvelées : studio, deux-pièces, trois-pièces, maison, en ancien ou en neuf. Chaque annonce donne le prix, le loyer, les frais de notaire, des indices sur le bien, et te dit avant l’achat si tu pourras y habiter. La qualité du bien est cachée : elle pilote la vacance locative et le prix de revente. Les indices, et l’avis de Lucie, aident à la deviner. Le neuf se paie 10 % plus cher.

Les cinq régimes du locatif

RégimeCe que tu découvres
Location nueLoyers imposés au barème, micro-foncier ou réel, déficit foncier imputable. Le seul régime qui permet d’y habiter
Dispositif locatif aidéNeuf, loyer plafonné, neuf ans d’engagement, réduction d’impôt de 2 % du prix par an (prix retenu jusqu’à 300 000 €)
MeubléLoyers plus élevés, amortissement du bien sur trente ans, plus de rotation des locataires
Nue-propriété60 % du prix, aucun loyer pendant quinze ans, pleine propriété ensuite, hors IFI
Monument historiqueDe 600 000 à 1 200 000 €, charges et travaux déductibles de tout ton revenu, quinze ans de conservation, transmission exonérée

Les loyers et l’impôt

Vendre prend du temps

Tu mets le bien en vente ; l’agence cherche deux à six mois. Quand elle a trouvé, la carte « Le notaire a un acquéreur » annonce le prix proposé, l’écart avec l’estimation, le crédit qui sera soldé, l’impôt sur la plus-value et ce qu’il te restera. Tu signes, tu déclines pour que l’agence cherche mieux, ou tu retires le bien de la vente. Tant que tu n’as pas signé, il reste à toi et continue de rapporter. Vendre un dispositif aidé ou un monument historique avant la fin de l’engagement fait reprendre les avantages fiscaux.

La fenêtre de la banque

RègleValeur
Durée maximale25 ans
Âge en fin de prêt70 ans au plus
Apport minimal10 % du prix, frais de notaire payés en plus
Taux d’effort accepté d’officejusqu’à 35 % de tes revenus
Taux d’effort refusé d’officeau-delà de 50 %
Entre les deuxaccord si ton reste à vivre couvre 1,25 fois le coût de la vie du foyer
Loyers retenus70 % des loyers, ceux que tu touches déjà comme ceux du bien visé

7. La famille

Le couple

Les enfants

La vie de tes enfants

Dès 18 ans, chacun de tes enfants fait sa vie, mois après mois, sans que tu aies à t’en occuper : il trouve un métier, rencontre quelqu’un, se marie ou se pacse, a des enfants, achète son logement à crédit à partir de 28 ans, et connaît parfois un coup dur : chômage, séparation. Le journal te le raconte. Dans l’onglet Vie, touche la ligne d’un enfant pour lire sa fiche : ce qu’il gagne, avec qui il vit, tes petits-enfants, ce que tu lui as déjà transmis. À ton décès, l’enfant que tu choisis reprend la vie que tu lui as vu vivre.

Deux simplifications : le chômage d’un enfant ne touche pas son épargne, et un héritier au chômage repart en emploi.

Les grands moments de cette vie arrivent aussi par carte : un mariage, une naissance, un enfant qui perd son emploi, une séparation. Le temps se fige, et tu choisis un cadeau, une donation, un coup de pouce ou rien du tout.

Tes petits-enfants

Tu peux donner à un petit-enfant, depuis Patrimoine → Donner, de l’argent, un placement, un bien ou la nue-propriété d’un bien. Chacun a son propre abattement de 31 865 €, qui se reconstitue tous les 15 ans (le rappel fiscal) ; au-delà, les droits suivent le barème en ligne directe. Le don familial de 31 865 € s’ajoute pour un petit-enfant majeur (18 ans), si tu as moins de 80 ans. Pas de donation-partage entre enfants et petits-enfants. Ce que tu donnes à un petit-enfant sort de ta succession. Simplification : quand l’héritier que tu incarnes reprend la partie, les biens donnés à ses propres enfants deviennent de l’argent dans leur cagnotte.

Aider un enfant

Un enfant majeur au chômage peut recevoir de toi une pension mensuelle, proposée par la carte. Elle est déductible de ton revenu, dans la limite de 6 794 € par an et par enfant, sans jamais être remboursée si ton impôt est déjà nul. Elle s’arrête dès qu’il retrouve un emploi. À la différence d’un don, ce n’est pas une donation : rien n’entame son abattement, et l’argent ne finit pas dans sa cagnotte, il paie son quotidien.

La famille recomposée

Les enfants de ton conjoint vivent chez toi : ils comptent dans tes charges, dans tes prestations, et dans ton quotient si tu es marié ou pacsé. Mais ils ne sont ni tes héritiers ni tes donataires. Un enfant d’une autre union ferme aussi deux options de transmission : l’attribution intégrale de la communauté, et l’usufruit de la totalité pour ton conjoint survivant.

Un parent qui perd son autonomie

Une carte, à partir de tes 45 ans. L’aider chaque mois (déductible de ton impôt), l’accueillir chez toi (tout coûte un peu plus), ou laisser ses économies payer la maison de retraite, ce qui réduit ce dont tu hériteras.

Tes parents en arrière-plan

Le parent qui t’a passé la main continue de vivre, et le jeu joue pour lui. Tu n’en décides rien.

La fin de vie

À partir de 75 ans, et jamais avant, tu peux perdre ton autonomie. Le risque, chaque année : 1 % de 75 à 79 ans, 3 % de 80 à 84 ans, 7 % de 85 à 89 ans, 12 % à partir de 90 ans. Une fois dépendant, le risque de mourir chaque mois est d’au moins 2,5 %. Une carte majeure te fait choisir, une fois pour toutes :

8. La carrière

Passer la main

9. La transmission

Donner de ton vivant

Les actes

Au décès

Qui hériteFranchisePuis
Un enfant100 000 €de 5 % à 45 %
Ton conjoint marié ou ton partenaire pacsétoutrien
Un frère ou une sœur15 932 €35 % puis 45 %
Un parent100 000 €barème en ligne directe
Ton concubin, un tiers1 594 €60 %

La succession d’un parent

Le beau-parent

Le conjoint de ton parent qui n’est pas ton autre parent est ton beau-parent. À la succession, il peut garder l’usufruit de biens qui te reviennent : tu en retrouves la pleine propriété à sa mort, sans droits. Mais tu n’hérites pas de sa part propre : elle va à ses propres héritiers, et ne compte donc pas dans ton patrimoine familial.

Tes frères et sœurs

Le patrimoine familial

10. Lucie, les crédits, les classements

Lucie

Le jeu t’affiche les chiffres : prix, rendements, soldes, impôts. Il ne donne jamais l’analyse. Elle se demande à Lucie, la conseillère du jeu, qui lit ta partie et t’explique le piège, l’arbitrage, ce que ça coûtera à tes enfants. Elle tutoie, répond en français, ne cite jamais un produit ni une marque réelle, et chaque réponse rappelle que Dynastia est un jeu pédagogique.

ConsultationCrédits
Avis sur une annonce ou un bien1
Bilan patrimonial2
Ma succession2
Que dois-je améliorer ?1
Mes risques actuels1
Question libre, jusqu’à trois échanges1
Avis sur une carte1
Commentaire d’une question « et si ? »1

Les crédits

Trois offerts au départ, un à chaque génération, un pour chaque première fois bien jouée : première épargne programmée, premier versement sur un PER, clause bénéficiaire choisie, donation avant 70 ans, testament, premier achat immobilier, renforcement pendant un krach. Les autres s’achètent par packs. Aucun achat ne fait monter au classement.

Les classements

Ce que le jeu n’est pas

Ce n’est pas un conseil en investissement. Les produits sont génériques, aucune donnée réelle ne t’est demandée, et les simplifications du moteur sont assumées : pas de décote des petits revenus, pas d’abattement pour durée de détention sur les plus-values, pas de plafonnement de l’IFI, pas d’aide au logement. Ce que le jeu calcule, il le calcule avec le vrai barème. Ce qu’il ne calcule pas, il te le dit ici.

Règles de la version 0.8.0 (build 78), mises à jour le 13 octobre 2026. Elles changent avec le jeu : quand une règle bouge, cette page bouge avec elle. Pour les premiers gestes dans l’appli, c’est ici.